L’ultime Auberge, Imre Kertész – Morceaux choisis

« Hier soir, Godot, dans la mise en scène de Täbori – ce qui est à peine croyable, sachant qu’il a déjà quatre-vingt-douze ans. Spectacle instructif, d’autant plus que c’était la première fois que je voyais sur scène une pièce de Beckett. La représentation était, à mon avis, nulle ; elle n’a pas plu non plus à M. et nous avons longuement analysé la raison – nous en sommes presque arrivés à suspecter la pièce ; je me suis rappelé la grimace de Reich-Ranicki à Baden-Baden, qui n’a jamais considéré Beckett, dont on célébrait le centième anniversaire de la naissance comme « le plus grand écrivain du XXe siècle ». Par ailleurs, ces classements sont très énervants ; peu importe, j’ai trouvé la représentation « joviale » et la jovialité est ce qu’il y a de plus étranger à Beckett. Les dialogues étaient fades, insignifiants pourrait-on dire, ce qui est quand même absurde en ce qui concerne Godot. En ce moment – il est six heures du matin – je lis l’excellente biographie de Beckett par Knowlson. Beckett est un grand auteur, et il le restera. » L’ultime Auberge, Imre Kertész

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